CPF et permis de conduire : ce qui change en 2026

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CPF et permis de conduire : les nouvelles règles

Le financement du permis de conduire via le Compte personnel de formation (CPF) est en train de subir une transformation majeure dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026. Avec l’adoption du budget le vendredi 23 janvier 2026, validé par le gouvernement de Sébastien Lecornu grâce à l’article 49.3, la possibilité pour les travailleurs en emploi d’utiliser leur CPF pour financer leur permis de conduire sera retirée.

Le permis de conduire et le CPF : comment ça fonctionne aujourd’hui

Jusqu’à maintenant, le CPF pouvait être utilisé pour financer l’intégralité ou une partie du permis de conduire, à condition que celui-ci s’inscrive dans un projet professionnel. Ce dispositif était largement utilisé, car il facilitait l’accès à la mobilité et à l’emploi, en particulier pour les jeunes actifs et les demandeurs d’emploi. Cependant, le nombre de permis financés par le CPF a fortement augmenté ces dernières années, entraînant une hausse importante des dépenses. Cette situation a conduit les sénateurs à s’interroger sur la pérennité du système.

Pourquoi le gouvernement modifie les règles

Un coût devenu trop important

Le CPF est financé par une contribution des employeurs et géré par la Caisse des dépôts. Dans le contexte budgétaire actuel, l’État a jugé que les dépenses liées au financement du permis via le CPF sont trop importantes et pas toujours directement liées à l’accès à l’emploi réel.

Un CPF recentré sur l’emploi

Avec les mesures votées, le gouvernement souhaite recentrer le CPF sur les parcours professionnels prioritaires, et éviter ce qui est perçu comme des usages opportunistes du dispositif.

Budget 2026 : ce qui change concrètement

Le permis B toujours possible, mais sous conditions

Les amendements adoptés par le Sénat ne prévoient pas la suppression du permis de conduire du CPF. En revanche, les conditions d’accès vont devenir plus strictes. Les demandeurs d’emploi, les personnes en reconversion professionnelle ou celles visant des permis à vocation professionnelle devraient rester prioritaires.

Certaines aides maintenues

Le Sénat a choisi de maintenir certaines aides, notamment celle destinée aux apprentis, jugée essentielle pour leur insertion professionnelle. En parallèle, l’usage du CPF pour financer un permis sans lien professionnel pourrait être limité.

Suppression de certaines aides

Dans le même temps, le budget 2026 a supprimé l’aide forfaitaire de 500 € destinée aux apprentis pour financer leur permis, une mesure qui a été critiquée comme incohérente, car elle réduira une aide jugée utile pour l’insertion professionnelle des jeunes.

Ce qu’il faut retenir

Si ces mesures sont confirmées par la publication des décrets d’application :

  • Les salariés et travailleurs en emploi ne pourront plus utiliser leur CPF pour financer leur permis, sauf exceptions très limitées (cofinancement par un tiers, situations spécifiques liées à l’emploi).
  • Les demandeurs d’emploi conserveront ce droit, ce qui pourrait favoriser leur insertion professionnelle.
  • Les candidats devront anticiper leurs projets de financement avant l’entrée en vigueur effective des nouvelles règles.